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SALONNARD - 2008
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Principalement dans les milieux bourgeois,
le salon correspondait à la pièce de
réception, d’échanges mondains, culturels,
espace où l’on exhibait ses richesses, sa culture,
à travers le mobilier, les tapisseries, les objets
d’art, les livres. Le salon a conservé cette
fonction de l’espace privé ouvert à
l’autre et aujourd’hui au monde par le biais des
machines médiatiques. Le salon s’aménage
avec une certaine logique tant conceptuelle que visuelle,
il est à ce titre un parent vulgaire des
dispositifs d’installations en vogue depuis plus
d’un siècle à travers l’art. Du mot
“salon” et suivant la mode du “tenir
salon”, est apparu le terme péjoratif
“salonnard”, désignant par exemple
l’attitude désinvolte et prétentieuse des
“traîneux de salon”.
Salonnard est une installation qui emprunte
à l’esthétique de la décoration de
salon où objets et images évoquent tant les
clichés de l’art que ceux d’une pseudo
étude anthropologique tronquée par la fascination
des tabous de la vie sauvage et d’un pot-pourri de
mythologies improbables.
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Aimables sauvages / 2008- Tapisserie découpées
(impression jet d’encre), acrylique et vernis, dimensions
variables.
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